Compléments sur les groupes
Exercices de Mathématiques - MP/MP*
1 Applications de cours
La condition est \(H\subset K\)ou\(k\subset H\)
On montre que l’union est un sous-groupe si, et seulement, si l’un est inclus dans l’autre
- Si \(H \subset K\) ou \(K \subset H\) alors \(H \bigcup K=K(\text { resp. } H)\) et donc\(H \cup K\) est un sous-groupe de \((G, *)\)
-
Inversement, supposons que \(H \cup K\) est un sous groupe et que \(H \not\subset K .\)Il existe alors \(h \in H\)tel que \(h \notin K .\)
Pour tout \(k \in K,\)on a\(k * h \in H \cup K\)car \(H \cup K\) est stable pour \(*\).- Si \(k * h \in K\)alors \(h=k^{-1} *(k * h) \in K\)ce qui est exclu.
- Il reste \(k * h \in H\)qui donne \(k=(k * h) * h^{-1} \in H .\)Ainsi \(K \subset H\).
Ainsi si \(H \cup K\) est un sous-groupe alors \(H \subset K\)ou \(K \subset H\).
- \(\mathcal Z(G)=\displaystyle\bigcap_{a\in G}C(a)\)
- Utiliser les transpositions pour \({\rm S}_n\) et les matrices de transvections pour le groupe \({\rm GL}_n\left(\mathbb K\right)\)
Posons \(e\) l’élément neutre de \(G\).
- Commençons par montrer que \(C(a)\) est un sous groupe de \((G,.)\).
- \(C(a)\not=\emptyset\) car \(ea=ae=a\), donc \(e\in C(a)\)
- Soit \(x,y\in C(a)\), alors \[(xy)a=x(ya)=x(ay)=(xa)y=(ax)y=a(xy)\] Donc\(xy\in C(a)\)
- Soit \(x\in C(a)\), on a \(ax=xa\) et multiplions cette égalité à gauche et à droite par \(\inv x\), on obtient donc \(\inv xa=a\inv x\), donc \(\inv x\in C(a)\) Ceci montre bien que \(C(a)\) est un sous-groupe de \((G,.)\).
Il suffit de voir que \(Z(G)=\displaystyle{\bigcap_{a\in G}}C(a)\) est l’intersection d’une famille de sous-groupes de \((G,.)\).
Déterminons le centre de \({\rm S}_n\)
- Si \(n=2\), alors \(\GroSym 2=\left\{{\rm Id}_{\IntEnt 12},(12)\right\}\) est abélien et donc \(Z\left(\GroSym 2\right)=\GroSym 2\)
- Si \(n\geqslant 3\). Montrons que \(Z\left({\rm S}_n\right)=\left\{{\rm Id}_{\IntEnt 1n}\right\}\). Soit \(\sigma\in Z\left({\rm S}_n\right)\) et \(i\in\IntEnt 1n\). Comme \(n\geqslant 3\), il existe deux éléments \(j,k\) distincts de \(\IntEnt 1n\setminus\{i\}\). La permutation \(\sigma\) commute en particulier avec les deux transpositions \((i,j)\) et \((i,k)\). Avec \(\sigma (i,j)\inv{\sigma}=(\sigma(i),\sigma(j))\) et d’autre part \(\sigma (i,j)\inv{\sigma}=(i,j)\), on tire \(\{\sigma(i),\sigma(j)\}=\{i,j\}\). De même \(\{\sigma(i),\sigma(k)\}=\{i,k\}\). L’intersection des ensembles \(\{i,j\}\) et \(\{i,k\}\) est le singleton \(\{i\}\), et \(\{\sigma(i),\sigma(j)\}\cap \{\sigma(i),\sigma(k)\}=\{\sigma(i)\}\), donc\(\sigma(i)=i\)
Déterminons le centre de \({\rm GL}_n\left(\mathbb K\right)\).
Soit \(A=(a_{k,\ell})_{1\leqslant k,\ell\leqslant n}\in{\rm GL}_n\left(\mathbb K\right)\).
Si \(A\)commute avec toute matrice de \({\rm GL}_n\left(\mathbb K\right)\), en particulier:\(\forall(i,j)\in\{1,...,n\}^2,\;A(I_n+E_{i,j})=(I_n+E_{i,j})A\), soit \(AE_{i,j}=E_{i,j}A\). Maintenant,
\[AE_{i,j}=\sum_{1\leqslant k,\ell\leqslant n}^{}a_{k,\ell}E_{k,\ell}E_{i,j}=\sum_{k=1}^{n}a_{k,i}E_{k,j}\;\mbox{et}\;E_{i,j}A=\sum_{1\leqslant k,\ell\leqslant n}^{}a_{k,\ell}E_{i,j}E_{k,\ell}=\sum_{\ell=1}^{n}a_{j,\ell}E_{i,\ell}.\]
On note que si \(k\neq i\) ou \(\ell\neq j\), \(E_{k,j}\neq E_{i,\ell}\). Puisque la famille \((E_{i,j})_{1\leqslant i,j\leqslant n}\) est libre, on peut identifier les coefficients et on obtient:si \(k\neq i\), \(a_{k,i}=0\). D’autre part, le coefficient de \(E_{i,j}\) est \(a_{i,i}\) dans la première somme et \(a_{j,j}\) dans la deuxième. Ces coefficients doivent être égaux.
Finalement, si \(A\)commute avec toute matrice inversible, ses coefficients non diagonaux sont nuls et ses coefficients diagonaux sont égaux. Par suite, il existe un scalaire \(\lambda\in\K^*\)tel que \(A=\lambda I_n\). Réciproquement, si \(A\) est une matrice scalaire non nulle, \(A\) commute avec toute matrice inversible.
Montrer que tout élément de \(H\) est inversible en utlisant la finitude de \(H\)
Il suffit de montrer que l’inverse d’un élément \(x\) de \(H\) est encore dans \(H\). Puisque \(H\) est stable, la suite des itérés \((x^n)_{n\geqslant 1}\) est incluse dans \(H\). Mais puisque \(H\) est fini, l’application \(n\longmapsto x^n\) ne peut pas être injective. Il existe donc deux entiers \(n, p\), avec \(p > n\), tels que \(x^n = x^p\). On simplifie par \(x^n\) (dans le groupe \(G\)) et on trouve \(x^{p-n} = e\). Il en découle que \(e\) est dans \(H\) et que \(x^{p-n-1}\) (qui est lui aussi dans \(H\)) est l’inverse de \(x\). Conclusion : \(H\) est un sous-groupe de \(G\).
2 Sous-groupe engendré
Le sous-groupe est \(G\)
- On a évidemment \(\GroEng K\subset G\).
-
Inversement, on a\(K\subset \GroEng K\) et il suffit d’établir \(H\subset \GroEng K\)pour conclure.
Puisque \(H\) est un sous-groupe strict de \(G\), son complémentaire \(K\) est non vide et donc il existe \(a\in K\).
Pour \(x\in H\), l’élément \(a.x\)ne peut appartenir à\(H\)car sinon \(a=(a.x)\inv x\) serait élément du sous-groupe \(H\). On en déduit que \(a.x\in K\) et donc \(x=\inv a.(a.x)\in \GroEng K\). Ainsi \(G=H\cup K\subset \GroEng K\) et on peut conclure \(\GroEng K=G\).
3 Groupe de permutations
Montrer que \(\sigma c \sigma ^{ - 1} = \begin{pmatrix}{\sigma(a_1) } & {\sigma(a_2) } & \ldots & {\sigma(a_p )}\end{pmatrix}\)
Soit, pour \(1\leqslant i\leqslant p\),\(y_i=\sigma(x_i)\) et \(y_{p+1}=y_1\). Alors \(\sigma \begin{pmatrix}{a_1 } & {a_2 } & \ldots & {a_p }\end{pmatrix}\inv \sigma(y_i)=y_{i+1}\). Si \(y\notin\left\{y_1,\cdots ,y_p\right\}\) alors \(\sigma \begin{pmatrix}{a_1 } & {a_2 } & \ldots & {a_p }\end{pmatrix}\inv \sigma(y)=y\). Donc \[\sigma \begin{pmatrix}{a_1 } & {a_2 } & \ldots & {a_p }\end{pmatrix}\inv \sigma=\begin{pmatrix} \sigma(x_1),\cdots ,\sigma(x_p) \end{pmatrix}\]
Montrer que si \(c\) et \(c^\prime\) sont des \(n\)-cycles de \(S_n\) commutant entre eux, il existe \(r\) tel que \(c^\prime=c^r\)
Justifier l’existence d’un élément \(r\in\IntEnt 0{n-1}\) tel que \(c^\prime(1)=c^r(1)\)
On a \(c.c^\prime=c^\prime.c\) où \(c\) et \(c^\prime\) sont deux cycles d’ordre \(n\). On écrit \(c=\begin{pmatrix}
1&c(1)&\cdots&c^{n-1}(1)\end{pmatrix}\) et \(c=\begin{pmatrix}
1&c^\prime(1)&\cdots&c^{\prime(n-1)}(1)\end{pmatrix}\).
L’ensemble \(\{1,\cdots,n\}\) est égal à \(\{1,c(1),\cdots,c^{n-1}(1)\}\). Il existe donc \(r\) tel que \(c^\prime(1)=c^r(1)\) avec \(0\leqslant r\leqslant n-1\). De plus, si \(i\in\iic 1n\), il existe \(s\) tel que \(i=c^s(1)\), avec \(0\leqslant s\leqslant n-1\); Donc \[\begin{eqnarray*}
c^\prime(i)&=&c^\prime\circ c^s(i)=c^s\circ c^\prime(1)\\
&=&c^s\circ c^r(1)=c^r\circ c^s(1)=c^r(i)
\end{eqnarray*}\] Donc \(c^\prime=c^r\)
4 Ordre
- Utiliser le théorème de Gauss ou le théorème de Bezout
- Non. Prendre les nombres complexes \(-1\) et \(j\).
-
On a évidemment \((ab)^{pq}={(a^p)}^q{(b^q)}^p=e\) Inversement, supposons $(ab)^r=e \(. On a alors\)\(a^{qr}={(a^r)}^q={(b^{-r})}^q=(b^q)^{-r}=e\)$
et donc\(p\) divise \(qr\). Or \(p\) et \(q\)sont premiers entre eux donc\(p\) divise \(r\).
De même, on obtient que \(q\) divise $r $ et donc\(pq\) divise \(r\) car \(p\) et \(q\)sont premiers entre eux.
Finalement \(ab\) est un élément d’ordre \(pq\) exactement. -
Dans \((\C^*,\times)\), \(a=-1\) est d’ordre \(2\) et \(b=-j\) est d’ordre \(6\)tandis que \(ab=j\) est d’ordre \(3\).
Plus simplement encore, si \(x\) est d’ordre \(n\) alors \(x\times \inv x\) est d’ordre \(1\).
- \(\begin{pmatrix}\cos\theta & -\sin\theta\\ \sin\theta & \cos\theta\end{pmatrix}^k=\begin{pmatrix}\cos k\theta & -\sin k\theta\\ \sin k\theta & \cos k\theta\end{pmatrix}\).
- écrire \(\dfrac\theta{2\pi}=\dfrac pq\)où\(p\in\Z\),\(q\in\N^*\) et \(p\wedge q=1\)
- Soit \(k\in\mathbb Z^*\), alors \[\begin{eqnarray*} r^k=I_2&\Longleftrightarrow & \begin{pmatrix} \cos k\theta& -\sin k\theta\\ \sin k\theta &\cos k\theta \end{pmatrix}=I_2\\ &\Longleftrightarrow & \begin{cases} \cos k\theta=1\\ \sin k\theta=0 \end{cases}\\ &\Longleftrightarrow & k\theta\in 2\pi\mathbb Z\\ &\Longleftrightarrow & \exists m \in\mathbb Z,\quad k\theta=2\pi m \end{eqnarray*}\] \(r\) est d’ordre fini s’il existe \(\left(k,m\right)\in\mathbb Z^*\times \Z\) tel que \(\dfrac\theta{2\pi}=\dfrac mk\). Autrement-dit si, et seulement, si \(\dfrac\theta{2\pi}\in\mathbb Q\) Si \(\dfrac\theta{2\pi}\not\in\mathbb Q\), alors \(r\) est d’ordre infini
- Si \(\dfrac\theta{2\pi}\in\mathbb Q\), alors $r $ est d’ordre fini. Cherchons son ordre $n $.\ On écrit \(\dfrac\theta{2\pi}=\dfrac pq\in\mathbb Q\), avec\(\begin{cases} (p,q)\in\mathbb Z\times\mathbb N^*\\ p\wedge q=1 \end{cases}\), alors \[\begin{eqnarray*} r^k=I_2&\Longleftrightarrow & k\in q\mathbb Z \end{eqnarray*}\] Donc\(\circ (r)=q\)
5 Groupes monogènes groupes cycliques
- \(\circ(\bar k)=\circ(\bar d)=\dfrac{n}d\).
- Inclusion et égalité des cardinaux.
- Le nombre de sous-groupes égal au nombre de diviseurs.
-
Montrons que \(\circ\left(\overline k\right)=n^\prime\).
- On a \(n^\prime \overline k=\overline{n^\prime k}=\overline{n^\prime dk^\prime}=\overline 0\) et \(n^\prime\not=0\), donc \(\overline k\) est d’ordre fini
- Soit \(p\in \mathbb Z\), on a \[\begin{eqnarray*} p\overline k=0& \Longleftrightarrow& n\mid pk\\ & \Longleftrightarrow & dn^\prime\mid pdk^\prime\\ & \Longleftrightarrow & n^\prime\mid pk^\prime\quad (d\not=0)\\ & \Longleftrightarrow & n^\prime\mid p\quad \mbox{ (Gauss)} \end{eqnarray*}\]
- On sait déjà que \(k=dk^\prime\), donc \(\overline k=k^\prime \overline d\) et \(\overline k\in \GroEng{\overline d}\), puis l’inclusion \(\GroEng{\overline k}\subset \GroEng{\overline d}\). Or \(\GroEng{\overline d}\) est d’ordre \(\dfrac nd=\card\left(\GroEng{\overline k}\right)\), donc l’égalité
- Soit \(H\) un sous groupe additif de \(\Z/n\Z\), alors \(H\) est cyclique: il existe \(k\in\mathbb Z\) tel que \(H=\GroEng{\overline k}\). On pose $ d=nk\(, on a\)H=$. On conclut donc qu’il existe \(d\) diviseur de \(n\) tel que \(H=\GroEng{\overline d}\). Inversement si \(d\) est un diviseur de \(n\) il est clair que \(\GroEng{\overline d}\) est un sous-groupe de \(\Z/n\Z\). Bilan \(H\) est un sous-groupe de \(\Z/n\Z\) si et seulement s’il existe \(d\) diviseur de \(n\) tel que \(H=\GroEng{\overline d}\)
6 Morphismes de groupes
Prendre \(a\in G\) et utiliser la permutation \(x\longmapsto a*x\)
Si l’application \(\varphi\) était constante, elle serait constante égale à 1 car c’est un morphisme. Puisque \(\varphi\) n’est pas constante, il existe \(a \in G\) tel que \(\varphi(a) \neq 1\) On vérifie que l’application \(x \mapsto a * x\) est une permutation de \(G\)car \[ \forall y \in G, \exists ! x \in G, y=a * x \] On en déduit \[ \sum_{x \in G} \varphi(a * x)=\sum_{x \in G} \varphi(x) \] car les deux sommes comportent les mêmes termes. Or \(\varphi(a * x)=\varphi(a) \varphi(x)\) donc \[ \sum_{x \in G} \varphi(a * x)=\varphi(a) \sum_{x \in G} \varphi(x) \] Puisque \(\varphi(a) \neq 1,\) on conclut \[ \sum_{x \in G} \varphi(x)=0 \]
- \(o(f(a))\) divise \(o(a)\), avec égalité si \(f\) est injectif.
- Utiliser la question précédente
- Utiliser la question précédente
-
Soit \(n=\Ord a\), on a \(f(a)^n=f\left(a^n\right)=f(e)=e^\prime\), donc \(f(a)\) est d’ordre fini et \(\Ord{f(a)}\) divise \(\Ord a\).
Si \(f\) est injectif, on pose \(p\) l’ordre de \(f(a)\), alors $f(ap)=f(a)p=e^$, donc \(a^p=e\), on conclut que \(n\) divise \(p\). Ainsi \(\Ord{f(a)}=\Ord a\) - L’application \(\varphi_b:x\longmapsto bx\inv b\) est un automorphisme de \(G\), donc \(\Ord{ba\inv b}=\Ord a\)
- Il suffit de voir que \(ab=a\left(ba\right).\inv a\), donc \(\Ord{ab}=\Ord{ba}\)
Par double implications.
\(\Rightarrow)\) Supposons que \(f\) est un endomorphisme du groupe \(( G, . )\).
Considérons alors \((x, y) \in G^2\). On sait que \(f(x.y)=f(x) .f(y)\), c’est-à-dire\[(x .y)^2=\left(x^2\right) .\left(y^2\right)\]
ou encore $$x . y . x . y=x.x.y.y$$
En multipliant à gauche par \(x^{-1}\) et à droite par \(y^{-1}\) on obtient
\[ y.x=x .y \]
ce qui prouve la commutativité de la loi \(.\)
\(\Leftarrow)\) Supposons la loi \(*\) commutative. On a alors\[ \begin{aligned} \forall(x, y) \in G^2, f(x .y) & =(x.y).(x.y) \\ & =x.(y.x).y \text { par associativité } \\ & =x.(x.y).y \text { par commutativité } \\ & =(x.x).(y.y) \text { par associativité } \\ & =f(x).f(y) \end{aligned} \]
donc \(f\) est un endomorphisme du groupe \((G,.)\).
7 Grands classiques
Soit \(G\) un sous-groupe de \((\mathbb R,+)\) non réduit à \(\{0\}\). On pose \(G^+=\left\{x\in G\ |\ x>0\right\}\) et \(\alpha=\inf G^+\)
- Justifier l’existence de \(\alpha\)
- Dans cette question on suppose que \(\alpha >0\). Montrer que \(\alpha\in G^+\) puis que \(G=\alpha \mathbb Z\).
- On suppose que \(\alpha =0\). Montrer que \(G\) est dense dans \(\R\)
- Pour la question 2, si \(H\) est un sous-groupe propre, montrez qu’il existe un exposant maximal \(k\) tel que \(H \cap U_{p^k} \neq \emptyset\).
- Observez la structure emboîtée des groupes de racines de l’unité : \(U_p \subset U_{p^2} \subset \dots \subset U_{p^k} \dots\)
- Pour la question 3, montrez que toute famille finie engendre un sous-groupe fini, ce qui contredit l’infinitude de \(G_p\).
Sous-groupe :
\(G_p\) est une réunion croissante de groupes de racines \(p^k\)-ièmes de l’unité, qui sont tous des sous-groupes de \(\mathbb{C}^\star\).
- \(1 \in G_p\) (car \(1^{p^0} = 1\)
- Si \(z_1, z_2 \in G_p\), alors \(z_1 \in U_{p^{k_1}}\) et \(z_2 \in U_{p^{k_2}}\). En posant \(K = \max(k_1, k_2)\), on a \(z_1, z_2 \in U_{p^K}\). Comme \(U_{p^K}\) est un groupe, \(z_1 z_2^{-1} \in U_{p^K} \subset G_p\).
Sous-groupes propres : Soit \(H\) un sous-groupe propre de \(G_p\). S’il contenait des racines d’ordre \(p^k\) pour tout \(k\), il contiendrait tous les générateurs de chaque \(U_{p^k}\) et on aurait \(H = G_p\). Ainsi, l’ensemble \(\{ k \in \mathbb{N} \mid H \cap U_{p^k} \text{ contient une racine primitive} \}\) est majoré. Soit \(k_0\) son plus grand élément. Alors \(H = U_{p^{k_0}}\), qui est un groupe cyclique d’ordre \(p^{k_0}\).
Maximalité : Aucun \(U_{p^{k_0}}\) n’est maximal car \(U_{p^{k_0}} \subsetneq U_{p^{k_0+1}} \subsetneq G_p\).Système générateur fini :
Si \(G_p = \langle z_1, \dots, z_m \rangle\), alors chaque \(z_i\) appartient à un certain \(U_{p^{k_i}}\). En posant \(K = \max(k_i)\), on a \(\langle z_1, \dots, z_m \rangle \subseteq U_{p^K}\). Ceci impliquerait \(G_p \subseteq U_{p^K}\), ce qui est impossible car \(U_{p^K}\) est fini et \(G_p\) est infini.
- \(\bar a=\{ha \mid h\in H\}\). Considérer \(h \longmapsto ha\).
- L’ensemble des classes forme une partition.
La relation \(\mathcal{R}\) est :
- Réflexive : car \(\forall x\in G, x^{-1}x = e \in H\).
- Symétrique : car si \(x\mathcal{R}y\), alors \(x^{-1}y \in H\). Comme \(H\) est un groupe, \((x^{-1}y)^{-1} = y^{-1}x \in H\), soit \(y\mathcal{R}x\).
- Transitive : car si \(x\mathcal{R}y\) et \(y\mathcal{R}z\), alors \(x^{-1}y \in H\) et \(y^{-1}z \in H\). Par produit, \(x^{-1}z = (x^{-1}y)(y^{-1}z) \in H\), soit \(x\mathcal{R}z\).
Soit \(a\in G\), alors \(\bar a=\{x\in G \mid x^{-1}a \in H\} = Ha\). On considère l’application :\[\begin{array}{rl} \varphi_a : & H \longrightarrow Ha \\ & h \longmapsto ha \end{array}\] \(\varphi_a\) est surjective par définition et injective car \(a\) est régulier dans le groupe. Elle est donc bijective, d’où \(\text{card}(Ha) = \text{card}(H)\).
Soit \(\{\bar a_1, \dots, \bar a_p\}\) l’ensemble des classes d’équivalence. Elles forment une partition de \(G\) et chaque classe a pour cardinal \(\text{card}(H)\). Donc : \[\text{card}(G) = \text{card}\left(\bigcup_{k=1}^p \bar a_k\right) = \sum_{k=1}^p \text{card}(\bar a_k) = p \cdot \text{card}(H)\] Ainsi, \(\text{card}(H)\) divise \(\text{card}(G)\).
- (considérer \((xy)(xy)\)).
- Montrer que \(K=H\cup xH\), avec\(xH=\left\{xh\ ,\ h\in H\right\}\)
- Par récurrence sur le cardinal de \(G\). Pour l’hérédité, considérer un sous-groupe strict de \(G\) de cardinal maximal
- Soit \(x\) et \(y\) deux éléments de \(G\), alors \(xy =(xy)^{-1} = y^{-1} x^{-1} = yx\), donc\(G\) est abélien.
-
Montrons que \(H\cup xH\) est un sous-groupe de \(G\), plus précisément qu’il est égal au sous-groupe \(K\) engendré par \(x\) et \(H\).
- On a clairement \(H\cup xH \subset K\).
- Réciproquement,\(x\)étant d’ordre \(2\), tout élément de \(K\)s’écrit \(x^{\alpha}h\), avec \(\alpha\in\left\{0,1\right\}\) et \(h\in H\), donc \(K\subset H\cup xH\).
-
Montrons par récurrence sur \(\card (G)\)que \(\card (G)\) est une puissance de \(2\).
- Il n’y a rien à vérifier pour \(\card (G)=1\).
-
Supposons \(\card (G)\geqslant 2\). On considère les sous-groupes de \(G\) distincts de \(G\). Il en existe, par exemple \(\left\{e\right\}\). Choisissons-en un de cardinal maximal, que l’on notera\(H\). D’après l’hypothèse de récurrence, \(\card(H)\) est une puissance de \(2\) (en effet,\(H\)vérifie la même propriété que \(G\)).
Soit \(a\in G\setminus H\). . Donc\(\card(H\cup aH) = 2\card(H)\). De la maximalité du cardinal de \(H\), on déduit alors que \(G=H\cup aH\). Donc \(\card(G)=2\card(H)\) est encore une puissance de \(2\).
- Si \(a\) est d’ordre infini, montrer que \(a\) et \(\inv a\)sont ses seuls générateurs
-
Si \(a\) est d’ordre fini $n $.
- Soit \(r\in\mathbb Z\). Montrer que \(\circ\left(a^r\right)=\dfrac{n}{n\wedge r}\).
- Montrer que les seuls générateurs de \(G\)sont \(a^r\) avec \(r\in\iic 0{n-1}\) et \(n\wedge r=1\)
- Tout élément de \(\GroEng a\) est de la forme \(a^k\) où \(k\in\Z\).
- cours
-
Puisque \(a\) est générateur,\(\inv a\) l’est également : \[
\forall g\in G,\quad \exists n\in\mathbb Z;\quad g=a^n=\left(\inv a\right)^{-n}
\] Soit \(b\) un générateur de \(G\). Comme \(a\) et \(b\) sont générateurs alors il existe \(u,v\in\mathbb Z\) tels que \(b=a^u\) et \(a=b^v\), donc\(b^{uv}=b\), soit \(b^{uv-1}=e\).
Or, \(b\) n’est pas d’ordre fini. (S’il l’était, il ne pourrait pas être générateur) Donc :\(1-uv=0\) et $ uv=1$ Et comme $ u$ et \(v\) sont des entiers :\(u=1\) ou \(u=-1\). D’où:\(b=a\) ou \(b=\inv a\). -
- Notons $ d=nr$. On a alors \(n=dn^\prime\) et \(r=dr^\prime\) avec \(n^\prime\) et \(r^\prime\) premiers entre eux. La relation \(\left(a^r\right)^k=e\) est équivalente à \(n\mid kr\). En simplifiant par $ d$ et en utilisant le théorème de Gauss, elle est équivalente à \(n^\prime\mid k\). L’ordre de \(a^r\) est donc \(n^\prime=\dfrac{n}{n\wedge r}\).
- $a^r $ engendre \(G\) si, et seulement si, \(\dfrac n{n\wedge r}=n\), c’est-à-dire \(n\wedge r=1\)
Soit \(p\) un nombre premier. On pose \[G_p = \left\{ {z \in \mathbb{C};\exists k \in \mathbb{N},z^{p^k } = 1} \right\}\]
- Montrer que \(G_p\) est un sous-groupe de \((\mathbb{C}^\star , \times )\).
- Montrer que les sous-groupes propres de \(G_p\) sont cycliques et qu’aucun d’eux n’est maximal pour l’inclusion.
- Montrer que \(G_p\) n’est pas engendré par un système fini d’éléments.
- Pour la question 2, si \(H\) est un sous-groupe propre, montrez qu’il existe un exposant maximal \(k\) tel que \(H \cap U_{p^k} \neq \emptyset\).
- Observez la structure emboîtée des groupes de racines de l’unité : \(U_p \subset U_{p^2} \subset \dots \subset U_{p^k} \dots\)
- Pour la question 3, montrez que toute famille finie engendre un sous-groupe fini, ce qui contredit l’infinitude de \(G_p\).
Sous-groupe :
\(G_p\) est une réunion croissante de groupes de racines \(p^k\)-ièmes de l’unité, qui sont tous des sous-groupes de \(\mathbb{C}^\star\).
- \(1 \in G_p\) (car \(1^{p^0} = 1\)
- Si \(z_1, z_2 \in G_p\), alors \(z_1 \in U_{p^{k_1}}\) et \(z_2 \in U_{p^{k_2}}\). En posant \(K = \max(k_1, k_2)\), on a \(z_1, z_2 \in U_{p^K}\). Comme \(U_{p^K}\) est un groupe, \(z_1 z_2^{-1} \in U_{p^K} \subset G_p\).
Sous-groupes propres : Soit \(H\) un sous-groupe propre de \(G_p\). S’il contenait des racines d’ordre \(p^k\) pour tout \(k\), il contiendrait tous les générateurs de chaque \(U_{p^k}\) et on aurait \(H = G_p\). Ainsi, l’ensemble \(\{ k \in \mathbb{N} \mid H \cap U_{p^k} \text{ contient une racine primitive} \}\) est majoré. Soit \(k_0\) son plus grand élément. Alors \(H = U_{p^{k_0}}\), qui est un groupe cyclique d’ordre \(p^{k_0}\).
Maximalité : Aucun \(U_{p^{k_0}}\) n’est maximal car \(U_{p^{k_0}} \subsetneq U_{p^{k_0+1}} \subsetneq G_p\).Système générateur fini :
Si \(G_p = \langle z_1, \dots, z_m \rangle\), alors chaque \(z_i\) appartient à un certain \(U_{p^{k_i}}\). En posant \(K = \max(k_i)\), on a \(\langle z_1, \dots, z_m \rangle \subseteq U_{p^K}\). Ceci impliquerait \(G_p \subseteq U_{p^K}\), ce qui est impossible car \(U_{p^K}\) est fini et \(G_p\) est infini.
8 Oraux
Théorème de Lagrange
Soit \(G\) un sous-groupe fini de \(\left(\mathbb C^*,\times\right)\) et notons \(n=\card\left(G\right)\in\mathbb N^*\).
Soit \(x\in G\), d’après le théorème de Lagrange,\(x\) est d’ordre fini et \(x^n=1\) donc$xU_n $. Ainsi $GU_n $ et par comparaison des cardinaux\(G=\mathbb U_n\).
Inversement pour tout \(n\in\mathbb N^*\), \(\mathbb U_n\) est un sous-groupe fini de \(\left(\mathbb C^*,\times\right)\)